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Cordonnier

Cordonnier, un métier qui se perd

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La devanture de l'atelier de Jacques Ballaram à Bambous

Des chaussures, il en a vu au cours des quatre dernières décennies... Jacques Ballaram, 63 ans, a fabriqué des chaussures pendant près de 30 ans à l'usine National Shoes avant que celle-ci ne ferme ses portes dans les années 2000. Epris de ce métier, il décide alors de continuer à l’exercer contrairement à la plupart de ses collègues de l'usine. Depuis près de dix ans, cet habitant de La Caverne découpe, recoud, recolle, ponce et polit des chaussures dans son petit atelier à la route Geoffroy, à Bambous.

Si, au départ, il voulait également fabriquer des chaussures, il a vite réalisé que, par manque de main-d'œuvre, il ne pourrait s'occuper que de la réparation. « J'ai des commandes pour la fabrication de chaussures mais je n'ai malheureusement pas le temps. Je ne trouve personne qui veuille m'aider dans mon atelier. » L’ouvrier qu’il a employé à ses débuts a vite fait de quitter pour devenir gardien et, quant au fils unique de Jacques, il travaille dans l'hôtellerie et n'est pas du tout intéressé à reprendre l'atelier de son père.

Cordonnier Comme il est l’unique cordonnier de la région de Rivière Noire et que son atelier est bien situé, Jacques ne chôme pas. Pour lui, pas de « lundi cordonnier », il travaille tous les jours de la semaine. « Par contre, c’est samedi et dimanche cordonnier », dit-il, en riant. Le week-end, il profite pour rester en famille. Cela fait près de 40 ans qu’il a trouvé chaussure à son pied... Son épouse, elle, préfère ne pas s’impliquer dans l’entreprise de Jacques et s’occupe de leur foyer.

Le cordonnier déplore le fait que son métier soit en train de disparaitre. « Parfois, la réparation de chaussures coûte plus cher que d'en acheter une nouvelle paire », dit-il. Et c’est clair qu’aujourd’hui, cela coûte est moins onéreux d’importer des chaussures que d’en produire. Mais la qualité des chaussures que l’on fabriquait auparavant en peau de vache n’a rien à voir avec celles en plastique produites en Chine et que l’on trouve sur le marché de nos jours, affirme-t-il. Chaussures qu’il s’attèle à réparer désormais parce qu’elles se décollent et s’usent en un tour de main…

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