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La Réunion

La Réunion - Ces orchidées en danger critique

Malgré ses quelque trois millions d'années, La Réunion est une île très jeune en comparaison avec les continents ou la plupart des autres îles. La végétation réunionnaise se caractérise par sa diversité, son origine géographique très variée, son taux d’endémisme élevé. Des 1 730 espèces de plantes vasculaires répertoriées, 275 sont considérées comme menacées. De cette liste, on compte quelques espèces de la famille des orchidées en danger critique d’extinction.

La Réunion est classée parmi les 25 "points chauds" de la biodiversité dans le monde par l'Union Mondiale pour la Nature (UICN). Son attractivité touristique est largement liée à la qualité des paysages et de la biodiversité. Les labels (UNESCO, Parc national, Réserves, etc.) en sont des accroches pour les touristes. La faune et la flore font partie des thèmes abordés sur les sites de promotion touristique.

Avec 30% de la flore vasculaire en voie de disparition, le niveau d’urgence est très élevé pour la conservation de la nature réunionnaise, d’autant que de nombreuses espèces ont déjà disparu. Savez-vous que l’île de la Réunion possède un taux d’endémisme exceptionnel de la flore et de la faune ? De la liste des plantes en danger critique d’extinction, on note quelques orchidées.

L’Eulophia borbonica Bosser est une orchidée terrestre endémique poussant au sol. Elle n’est connue que dans deux stations sauvages dans l’ouest et le sud de La Réunion, et plus précisément à Mafate.

Le Disperis discifera  est une orchidée endémique de La Réunion. Considérée comme disparue depuis 1880, le Disperis discifera a été retrouvée en 2011. On note quelques individus dans une seule station dans les hauts de l’Est.

Autre orchidée sur liste on rouge, l’Angraecum corrugatum (Cordem.) Micheneau. Cette orchidée épiphyte, sur tronc, dont les rameaux sont dressés, mesure de 20 à 30 centimètres de hauteur. Les feuilles sont ovales, légèrement allongées, assez coriaces et d'un vert soutenu. On rencontre l’Angraecum corrugatum dans les forêts humides d'altitude.

Plus connu comme Corne de bouc, le Graphorkis concolor (photo) a beaucoup souffert du braconnage. Seule quelques dizaines d’observations ont été recensées sur l’île sœur. Devenues rares du fait des défrichements, ces populations sont aujourd’hui vieillissantes et en régression.

Le Cynorkis peyrotii Bosser est une petite orchidée avec des feuilles marbrées. Seuls quelques individus ont été répertoriés. Certains randonneurs en ont rencontré dans la  forêt de Basse Vallée.

Le Liparis caespitosa Lindl est une orchidée épiphyte, souvent lithophyte, de petite dimension, présente en colonies denses. Elle est chargée de petites fleurs vertes de 2 à 3 millimètres de largeur chacune. Liparis caespitosa se rencontre dans les forêts semi-sèches, entre 300 et 600 mètres d'altitude.

Cette liste comprend également l’Angraecum viridiflorum Cordem, le Cynorkis cadetii Bosser, le Liparis hidlebrandtiana Schltr et le Phaius longibracteatus (S. Moore) Frapp. ex Cordem.

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