scinque de Telfair

Le scinque de Telfair, lézard endémique vulnérable

Il aime se dorer la pilule tranquillement au soleil, se faufiler entre les feuilles mortes en mode camouflage et il se nourrit de tout ce qu’il trouve sur son passage. Lui, c’est le scinque de Telfair, le plus gros lézard endémique de Maurice encore en vie. On en trouve uniquement sur l’ile Ronde, le Coin de Mire et l’île aux Aigrettes.

Ce grand lézard gris avec des taches brunes, expert en camouflage, mesure entre 30 et 40 centimètres. Curieux, avec un excellent sens de l'odorat et de l'audition, il est actif surtout le matin et l’après-midi. Comme tous les reptiles, le scinque est un animal à sang froid et a besoin de la chaleur du soleil pour que son corps puisse fonctionner. On le voit donc souvent se prélasser au soleil pour se réchauffer, même s’il évite en général le soleil de midi. Il passe le plus clair de son temps au sol et la nuit, on le retrouve généralement endormi dans des cavités rocheuses, sur les racines des arbres ou dans un amas de feuilles mortes.

Ce lézard omnivore se nourrit aussi bien de fruits que de fleurs, d’insectes, et il lui arrive de manger des plus petits lézards et même, dans certains cas, ses propres petits. En mangeant les fruits des arbres indigènes, il en disperse les graines et joue un rôle important dans la pollinisation des plantes. Comme la plupart des lézards, les scinques sont capables d'abandonner une partie de leur queue pour échapper à un prédateur. Celle-ci repousse par la suite.

Auparavant, les scinques de Telfair peuplaient Maurice et les îles environnantes mais lorsque les hommes ont débarqué, ils ont emmené avec eux des mammifères dangereux pour cette espèce, notamment les rats. On ne trouvait plus le scinque que sur l’île Ronde et il était en voie d’extinction pendant une longue période jusqu’à ce qu’un travail d’éradication de prédateurs soit effectué sur l’île aux Aigrettes et le Coin de Mire. Après un gros travail qui aura pris de nombreuses années, le scinque a été réintroduit avec succès et depuis, il se porte plutôt bien. Il est aujourd’hui considéré comme étant une espèce vulnérable.

Crédit photo: Karl Ahnee©

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