Institut Escoffier

« L’Institut Escoffier doit pouvoir s’encastrer dans l’écosystème local »

Jerome Fabre, directeur général

Il existe neuf écoles Escoffier dans le monde dont une à Maurice. Cette école internationale hôtelière spécialiste des métiers de l’hôtellerie et de la restauration et des arts culinaires qui est déjà opérationnelle à Maurice, franchira un cap important en septembre prochain : l’ouverture de son pôle éducatif. Jerome Fabre, directeur général de l’Institut Escoffier à Maurice nous parle de cette nouvelle offre destinée aux étudiants désireux d’embrasser une carrière dans ces secteurs avec une formation reconnue à travers le monde.

Vous l’avez annoncé il y a quelques mois, l’ Institut Escoffier se dotera d’un pôle éducatif d’ici septembre de cette année. Dites-nous tout sur cette nouveauté.

Effectivement l’ouverture est imminente et nous avons déjà noté un très grand enthousiasme auprès des potentiels futurs étudiants. Le pôle éducatif viendra proposer tout un référentiel français, c’est-à- dire les CAP français, mais aussi les formations universitaires comme des BAC +2, voire plus. L’étudiant trouvera ce programme uniquement à l’Institut Escoffier, ce qui veut dire que nous apportons quelque chose de nouveau à Maurice. Je prends pour exemple le CAP en pâtisserie, en cuisine, en café hôtellerie restaurant, en café de cuisine et de boulangerie. Ces cours s’adressent aux étudiants en alternance et les cours sont dispensés sur le site et dans nos différents laboratoires. Nous comptons aussi sur nos partenaires hôteliers qui nous soutiennent dans cette aventure.

Parlez-nous des formateurs. Qui sont-ils ?

Nous faisons confiance à des formateurs français dont certains sont déjà sur place. Nous avons aussi une collaboration avec le lycée hôtelier La Renaissance. Nous comptons sur l’expertise de Cyril Camille, Yves Lahaie ou encore Benoît Verelle. Comme vous le savez nous avons plus de 40 000 membres Escoffier dans le monde, dont des chefs de renom comme Alain Ducasse, Thierry Marx, et à Maurice nous avons Jacqueline Dalais et Nizam Peeroo, entre autres. Ces chefs visitent souvent les instituts Escoffier et partagent leur savoirfaire. Je prends pour exemple les différents Master Class que nous avons proposés l’année dernière. C’est important d’avoir ce frottement avec l’étranger…

L’étudiant se retrouve confronté à d’autres offres car comme vous le savez nous avons différentes écoles qui vous préparent à entrer dans le secteur hôtelier. Pourquoi choisir l’Institut Escoffier ?

Il faut d’abord identifier ce qui rapproche l’Institut Escoffier des autres écoles hôtelières. L’île Maurice a fait sa réputation à l’internationale en s’appuyant beaucoup sur ces écoles hôtelières. Nous avons la même passion qu’elles, pour autant nous apportons un complément. Nous apportons une excellence française, des diplômes européens développés à Maurice. Ce qui nous démarque c’est cette expertise technique pointue que nous apportons. Le plus important pour nous c’est l’employabilité. Il faut aussi noter que pour être un Escoffier ça se mérite. Nous proposons des formations haut de gamme qui restent accessibles à la bourse mauricienne. Nous nous différencions à travers la qualité de nos cours, de nos formations, de nos infrastructures. L’Institut Escoffier ne sera jamais une énorme école. Nous allons opérer en petit flux avec une quinzaine, voire une vingtaine d’étudiants par classe. Ce qui fera notre différence.

La clientèle hôtelière évolue, devient de plus en plus exigeante. Comment est-ce que vos cours s’adaptent à ces changements ?

Le client est de plus en plus averti de ce que nous faisons. Il voyage plus, est connecté aux réseaux sociaux et autres plates-formes de voyage. Cette formation vise l’excellence. Ce qui est fondamental à l’Institut Escoffier ce sont les échanges avec les membres Escoffier. C’est une belle ouverture sur le monde et les attentes de la clientèle. Nous sommes à l’affût des nouvelles tendances pour toujours surprendre le client.

Vous parliez plus tôt de l’expertise française. Mais ces étudiants travailleront pour la plupart à Maurice. Le touriste recherche l’authenticité mauricienne. Quelle place accordez-vous à la culture locale ?

Avoir une marque internationale c’est une belle chose mais elle doit pouvoir s’encastrer dans l’écosystème local. Nous avons une très belle cuisine mauricienne. Et cette cuisine a entièrement sa place à l’Institut Escoffier.

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