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Mamo : je fais une cuisine de partage - Cuisinier de stars

Cuisiner pour les stars du foot ou du cinéma, ce n’est pas donné à tout le monde. Pourtant, pour certains cela relève presque du quotidien. Pour autant, il n’a pas la grosse tête, Mike Mamoliti, aussi connu comme Mamo Le Michelangelo, chef du célèbre restaurant du même nom. Après plus de 50 ans de carrière, il a toujours la même envie de satisfaire tous ses clients sans exception et le même plaisir d’apporter en salle ses délicieux plats. C’est ce qu’il a fait encore pendant une dizaine de jours au Shangri-La’s Le Touessrok Resort & Spa où nous l’avons rencontré.

En dépit de sa grande notoriété, Mamo a su rester humble. Il n’a aucune honte d’avouer qu’il n’a pas de formation classique mais « une formation de cuisine de grand-mère ». Mamo a commencé à travailler, en 1963, à l’âge de 14 ans comme commis dans un restaurant semi-familial à Juan Les Pins. « À l’époque, nous avions comme clients Johnny Hallyday et Eddy Mitchell entre autres ». Le restaurant, qui va ensuite bouger à Cap Antibes, allait très vite être le lieu de rencontre d’artistes mais aussi de sportifs. « J’ai connu toute l’équipe de France championne du monde en 1998, Barthez, Henry et les autres. Je les ai connus gamins. Ils venaient se confesser chez moi quand ils avaient des problèmes avec les entraîneurs, les présidents de club », révèle Mamo.

Puis, le restaurant a attiré les acteurs qui venaient à Cannes pour le Festival. Samuel Jackson, Bill Cosby, Brad Pitt, Angelina Jolie, Leonardo Di Caprio, et d’autres un peu moins populaires aujourd’hui comme Kevin Spacey ou Harvey Weinstein.

« Aujourd’hui, on a le roi du Qatar, le prince Salman d’Arabie Saoudite qui vient depuis 25 ans. Je leur dis de manger comme tout le monde, avec les doigts et ils suivent », assure Mamo.

Le succès de Mamo, il l’explique par sa simplicité. « Les gens sont surpris par ma cuisine. C’est une cuisine de partage, une cuisine familiale, une cuisine de maman, de grand-mère, une cuisine faite avec le cœur ». Il affirme qu’en changeant les portions et la présentation, « on pourrait en faire une cuisine étoilée ». Mais cela ne l’intéresse pas. « Ce qui me plaît dans le métier, c’est le contact ; j’aime toujours aller en salle pour parler aux gens, mais il ne faut pas déborder. Il faut savoir lever le pied et partir ».

Devenu aujourd’hui consultant de son affaire qu’il a revendue, il partage son temps entre Cap d’Antibes, New York et Paris où il y a aussi des restaurants Mamo. Et ce n’est pas fini car bientôt la marque sera présente en Arabie Saoudite, puis Londres et Dubaï. Et même s’il ne s’imagine pas être à la retraite, Mamo confie qu’il va ensuite se « délocaliser » au Portugal.

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