Maneeram Santaram

Maneeram Santaram met Maurice à l’honneur aux Masters de la Boulangerie

Chef pâtissier du St. Régis Mauritius

Il était le seul Mauricien parmi les 18 sélectionnés pour les prestigieux Masters de la Boulangerie qui se sont tenus à Paris. Le chef Maneeram Santaram du St. Regis Mauritius Resort n’a pas déçu même s’il n’a pas gagné la compétition. Aux côtés de candidats venant de France, Taïwan, des États-Unis, du Canada et du Brésil, le candidat mauricien s’est bien défendu dans la catégorie Panification artistique et a brillamment conclu un cycle de compétitions comprenant la Coupe Louis Lesaffre, la Coupe du Monde de la Boulangerie et les Masters de la Boulangerie.

Maneeram SantaramCette participation du Chef Maneeram aux Masters de la Boulangerie qui se sont tenus du 3 au 6 février au Salon Europain à Paris, est effectivement l’aboutissement d’une aventure commencée en 2013. Il participe au concours organisé par Les Moulins de la Concorde (LMLC) à l’occasion de la fête du pain dans l’équipe du Sofitel L’Imperial, un hôtel où il a fait ses débuts en 1997 et qu’il a rejoint la même année en tant que chef pâtissier. À la suite de cette compétition, il est appelé par LMLC pour une présélection pour le championnat du monde et se voit inclus dans l’équipe pour faire la pièce artistique. Avec Ludovic Gopaul et Sabeer Hookoomally, il va ensuite se qualifier lors de la Coupe Louis Lesaffre en Turquie pour la Coupe du Monde de la Boulangerie qui a eu lieu à Paris en janvier 2017. Il sera le seul de l’équipe à obtenir son billet pour les Masters.

Cette compétition a été d’un niveau plus relevé, déclare Maneeram, mais sa participation aux étapes précédentes l’avait aguerri. Le thème imposé était un événement symbolisant le pays. Maneeram s’est inspiré du parcours culturel du Morne, un des deux patrimoines mondiaux de l'UNESCO à Maurice, en mettant en scène une femme exprimant la liberté. S’il n’a pas eu de difficultés particulières, terminant même une demi-heure avant le temps imparti, les instruments neufs lui ont donné quelques soucis.

« Ce qui m’a manqué c’est peut-être une absence de moyens par rapport aux autres participants qui avaient des accessoires dernier cri. Par contre, le jury m’a félicité du fait que mes accessoires étaient fabriqués de façon artisanale. Les autres participants ont aussi eu énormément d’opportunités de s’entraîner, jusqu’à trois mois pour certains. Alors que moi je n’avais qu’une journée par semaine».

Maneeram pense maintenant arrêter ces compétitions et donner la chance aux autres. Pour lui, les défis ne s’arrêtent pas à la compétition. En se joignant au St. Régis en 2016, il a voulu se confronter à des exigences plus élevées que celles qu’il avait connues jusqu’ici. « Avec le passage au groupe Marriott, il y a aujourd’hui encore plus de standards et de normes à mettre en place. Nous avons encore plus d’accent à mettre sur les normes de sécurité sanitaire, par exemple».

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