Pierre Argo

Pierre Argo : « J’aurais aimé être un gentil écureuil »

Pierre ArgoIl avait commencé à peindre à l’âge de quatre ans. L’artiste-peintre-photographe Pierre Argo est revenu sur sa carrière cette année à travers une exposition retraçant ses 60 ans de carrière. Confidences d’un globe-trotter, qui aurait aimé être un gentil écureuil.

Si vous étiez...

Un plat d’enfance. J’ai toujours été très proche de ce qu’on a autour de nous à Maurice, c’est-à-dire, des brèdes, des poissons et ce qu’on appelle surtout ici ‘volaille la cour’. Maintenant, je suis devenu un grand mangeur d’ourite

Un juron. Foutour ! (rien à foutre). Il faut faire attention car auparavant lorsqu’on sortait un juron, il ne fallait pas que les parents nous entendent.

Un paysage qui suscite le rêve chez vous. Le sud du pays, surtout la région de Bel Ombre. Il y a à cet endroit des collines qui dominent la mer. Il y a des champs, des forêts, des chutes. La nature y est forte.

Un gris-gris. Je n’aime pas ces choses-là. Je ne porte rien à part ma bague.

Un moyen de transport. J’aime mes « onze », c’est-à-dire mes pieds, mes jambes et c’est cela qui me donne la santé et… La longévité.

Un livre. J’aime beaucoup les livres d’art écrits par des artistes. En ce moment, je lis la rétrospective de James Koons. Il m’arrive aussi de lire des romans écrits par des écrivains mauriciens. J’aime bien Ananda Devi, Natacha Appanah et Alain GordonGentil.

Un gros défaut. Un peu rancunier.

Un autre métier. Architecte ou jardinier. Ce serait une prolongation de mon travail de peintre et de plasticien.

Un animal. J’aurai aimé être un gentil écureuil qui saute d’arbre en arbre avec une souplesse qui enchante tout le monde. Son passage est magique.

Un souhait. Les artistes locaux méritent mieux. Pour qu’un pays bouge, il faut qu’il y ait des musées, des établissements dédiés à l’art, des bibliothèques, des médiathèques, pour que les enfants puissent aller les consulter.

Pierre ArgoLa carrière de l'artiste

Le photographe artiste peintre est né en 1941 à Vacoas. Il commence à dessiner à l’âge de 4 ans en reproduisant ce qui l’entoure et griffonnant à la craie sur des ardoises. Il intègre en 1958 l’Atelier Jaune, l’école des Arts mise sur pied par la municipalité de Port-Louis sous la direction de l’Allemand Siegfrid Sammer. L’artiste estime que cette école était l’équivalent d’une Académie des beaux-arts. En 1966, il travaille comme cartographe à la section urbanisme de la municipalité. Ce n’est qu’en 1967 qu’il organise sa première exposition à la galerie Max Boullé. En 1975, il expose pour la première fois à l’étranger, soit à l’île de la Réunion. Depuis, il fait le tour du monde. En 2019, il organise une exposition retraçant ses 60 ans de carrière au Caudan Arts Centre.

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