Jason Wing

Jason Wing - Des murs de Toronto aux studios d'Hollywood

Longtemps considéré comme un acte de vandalisme, le graffiti est aujourd’hui reconnu comme du Street Art et on peut même en faire sa profession à l’instar de Jason Wing, Canadien, né de parents mauriciens.

Jason Wing travaille pour de grands studios d’Hollywood et des marques célèbres et voyage de plus en plus sur la terre de ses parents pour se reconnecter avec sa famille. Il en profite pour maquiller certains murs de Maurice que vous avez peut-être déjà vus, notamment ceux du magasin Prestige à Curepipe, de la discothèque OMG à Grand- Baie, et plus récemment, ceux de la boutique Kong à Mahébourg. Jason est avant tout un passionné de graffiti qu’il découvre lors de ses années d’études de design graphique à l’université de Toronto. Il profite de son temps libre pour se rendre dans des coins retirés, armé de ses bombes de peinture aérosol pour s’adonner à sa passion. Il habille les murs mais aussi les trains de marchandises qui voyagent à travers l’Amérique. Son talent est très vite reconnu dans les milieux avertis et bientôt ses travaux paraissent dans les magazines spécialisés de street art.

Jason Wing

Alors qu’il travaille dans une agence de pub, le président d’une grande société le découvre sans savoir que Jason est avant tout un graffeur de talent. À partir de là, les appels pour ses prestations vont s’enchaîner et le propulser sur le devant de la scène dans le milieu. Très vite, ce sont les studios américains qui le sollicitent comme décorateur ainsi que de grandes marques pour réaliser leurs travaux. Il a ainsi collaboré dans la série Titans de DC Comics (producteur de Batman, Superman et Flash notamment) sur Netflix, travaillé pour une pub de Dove avec Kelly Rowland (Destiny’s Child), fait des tableaux pour MSN Canada, Google Canada, Louis Vuitton et Hugo Boss, pour neciter que quelques marques. Jason a aussi fait des expositions d’art solos et pour des entreprises. Le graffeur est aujourd’hui propriétaire d’une boutique de matériel de peinture pour les graffitis. « Les temps ont bien changé. Autrefois, on utilisait des bombes de peinture que l’on trouvait dans des quincailleries. Aujourd’hui, on a du matériel spécialisé » Il se réjouit d’avoir découvert une boutique à Petite Rivière qui vend ce type de matériel. Un avantage puisqu’il ambitionne de collaborer avec une street artist mauricienne, Joshila Dhaby, qui a travaillé sur le projet Moris Dime, lors de sa prochaine venue dans l’île.

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