Kishore-Andhin

Kishore Andhin, la rigueur incarnée [Portrait]

Son professionnalisme, son sens du travail bien fait, son opiniâtreté et sa rigueur font de lui un exécutif sous-chef accompli. Kishore Andhin compte de très longues années de service au sein du Sofitel Mauritius L’Impérial Resort & Spa, un établissement qu’il considère comme sa deuxième maison.

C’est avec le sourire que Kishore Andhin nous dévoile sa carrière, une de ses plus belles fiertés. Il a la tchatche facile, le sourire permanent et une simplicité qui anime chaque instant partagé. Bref, Kishore est un homme avec qui on pourrait passer des heures à discuter. Il a la cinquantaine et a passé la moitié de sa vie à travailler pour le Sofitel Mauritius L’Impérial Resort & Spa. En tant qu’exécutif sous-chef Kishore travaille sur les nouvelles cartes, les buffets, les nouveaux concepts, s’occupe des commandes des produits, du planning des cuisiniers, le contrôle des produits utilisés.

La routine n’a pas sa place dans sa cuisine. Le sous-chef creuse toujours pour trouver de nouvelles technologies ou méthodes pour faire avancer sa cuisine et répondre à l’exigeante demande des clients. En 25 ans de carrière au sein du Sofitel Mauritius L’Impérial Resort & Spa, Kishore a connu huit chefs exécutifs qui ont contribué d’une façon ou d’une autre à l’évolution de sa cuisine qui virevolte entre la cuisine mauricienne et européenne. Les herbes et les épices y trouvent toujours leur place.

Le parcours de Kishore Andhin est fort intéressant. 1978, collégien, il intègre le Duke of Edinburgh Award Scheme. « Je cherchais une activité extrascolaire. Je suis tombé sur ce programme volontaire. Les activités d’aptitude, altruisme, loisirs sportifs m’intéressaient. » Ce programme proposait des camps de vacances pendant lesquels les différentes tâches étaient réparties entre les membres. Si les autres responsabilités avaient trouvé preneurs, celle de la cuisine, considérée comme la plus pénible, n’intéressait personne. « Je me suis retrouvé face à ce challenge. Il fallait chercher le bois, faire le foyer, cuisiner mais aussi faire la vaisselle. L’ampleur de cette responsabilité faisait fuir les autres jeunes. Moi j’ai pris comme un défi. »

À la fin de son cycle secondaire, il se retrouve confronté au choix d’une carrière professionnelle. « Je me suis posé une seule question : Qu’est-ce que je maitrise le mieux ? L’idée de suivre une formation de cuisine lui vient naturellement à l’esprit. » Kishore intègre en 1984 l’École hôtelière de Curepipe, et fait la fierté de ses parents. Une fois son CAP en poche, il commence une formation à l’hôtel Le Paradis puis fait l’ouverture de PLM. Il travaillera ensuite pour un grand restaurant de la capitale. Il acquiert de l’expérience dans l’élaboration d’une carte, apprend à travailler avec rapidité et connait les rouages de la cuisine. Après deux mois, il devient responsable d’une équipe. Il fait ensuite partie de l’équipe d’ouverture de l’hôtel Ambre. Un an plus tard, à l’ouverture du Sofitel Mauritius L’Impérial, il postule comme demi-chef de partie. C’est à son grand étonnement que lui est proposé, le jour de l’interview, le poste de Chef de partie. Obstiné, passionné, curieux et s’adaptant à toutes les situations, Kishore apprend très vite. Remarqué, il accède un an plus tard au poste de sous-chef.

L’hôtel, fermé pour rénovation en 2002, lui permet de partir à St Raphaël, dans le sud-est de la France. Il remplace, pendant 6 mois, le sous-chef du Sofitel puis ramène dans ses bagages un maximum d’expériences, d’échanges et de passion partagée avec des férus de cuisine.

Kishore s’envole aussi pour l’Inde et la Turquie où il fait la promotion de la cuisine mauricienne. L’hôtel lui permet de se rendre à l’île de la Réunion. En 2015, il est sélectionné par le ministère du travail pour une formation en Italie. Ces différentes expériences lui permettent de s’enrichir, de développer de nouvelles idées, de se confronter à d’autres cuisines et méthodes de travail. Avec l’Association des Chefs Mauriciens, Kishore participe à deux reprises au Food Asia puis une troisième sous les couleurs des Toqués.

Il connait ses capacités et ses limites. Ses connaissances, il les partage aux jeunes de l’Ecole Hôtelière en se chargeant de leur formation. Sa carrière, il la doit aussi à son épouse, Liseby, qu’il a rencontrée à l’hôtel. « C’est un métier très exigeant. Ma femme m’a toujours soutenu. » Père de deux garçons, il se dit heureux de voir son aîné suivre ses traces.

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