café mauricien

La culture du café mauricien

Si le thé est sans conteste la boisson chaude préférée des Mauriciens, le café n’est pas en reste et gagne en popularité. Bien que la grosse majorité du café que l’on boit ici soit importée, une petite partie est produite à Maurice.

C’est en 1715, à l’arrivée des colons français que les caféiers sont introduits à Maurice pour la première fois. Mais cette plante originaire de l’Afrique de l’ouest est particulièrement sensible et peut seulement pousser dans certaines conditions. Ce qui fait que les premiers plants introduits dans l’île sont très vite décimés par les intempéries et les maladies. Ce n’est que deux siècles plus tard, dans les années 1960, que la culture du café reprend à Maurice, à petite échelle. Aujourd’hui, les caféiers sont cultivés sur une centaine d’hectares, principalement à Chamarel, mais aussi à Case Noyale.

café mauricien

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L'étape de la torréfaction au feu de bois

Car cet arbuste à feuilles persistantes ne pousse que dans les régions tropicales, à des altitudes qui varient de 200 à 2 000 mètres. De plus, il ne supporte pas le soleil brûlant et les vents violents et pousse en général à l’abri d’autres arbres, plus hauts, qui lui donnent de l’ombre. Cette plante pousse en hauteur mais, pour faciliter la récolte, il faut la garder à hauteur de la taille. Elle ne produit ses premiers fruits – que l’on appelle des cerises – qu’après trois à cinq ans. A Maurice, on cultive principalement l’Arabica, qui est la mieux adaptée au terroir et au climat de l’île.

La récolte, qui se fait à la main, débute en avril pour se terminer en juillet. Les fruits charnus et rouges sont ensuite dépulpés et les deux noyaux à l’intérieur contiennent chacun un grain de café. Ces grains verts n’ont étonnamment aucune odeur et ce n’est que pendant la torréfaction qu’ils libèreront leurs aromes. A Maurice, certaines personnes ont toujours recours à la méthode traditionnelle pour faire leur café : elles font griller les grains dans une marmite sur un feu de bois avant d’écraser les grains dans un mortier. Mais elles se font de plus en plus rares…

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