glaçon râpé

Le « glaçon râpé » au sirop pour étancher sa soif

Le « glaçon râpé » fait partie du folklore local, mais ce sorbet à la mauricienne devient de plus en plus rare. Zoom sur cette friandise vintage qui fait la joie des petits et des grands.

glaçon râpé

La machine à fabriquer le glaçon râpé dans sa caisse en bois

Étancher sa soif avec le glaçon râpé au sirop, c’est ce que bon nombre de mauriciens font en ces temps de forte chaleur, plus particulièrement à Port-Louis. C’est principalement aux abords du marché central de la capitale qu’on peut apercevoir  les marchands de ce sorbet qui fait partie du folklore de l’île Maurice. Ils s’installent généralement à la croisée de rues pour attirer les clients.

Mamoo est  un des rares marchands de glaçon râpé qui continue à faire ce métier en voie de disparition. C’est à  la rue Jummah Mosque qu’il s’est installé. Tous les jours, à partir de 10h, il se pointe à motocyclette à son poste.  À  l’arrière de son véhicule, une machine à préparer les glaçons râpés est solidement attachée. Pour attirer les clients, il frappe, à  l’aide d’un petit bâton, la caisse en bois de son véhicule dans lequel se trouve la machine. “Cette machine n’est pas fabriquée à  Maurice. Elle vient de l’Inde.  Je l’ai achetée à Rs 3 000 pour faire ce métier”, explique-t-il.

glaçon râpé

Mamoo en plein travail

Une fois la commande passée, le marchand tourne rapidement la manivelle pour activer la râpe qui transforme le glaçon en petits fragments. Il les récupère et les presse ensuite sur un bâtonnet ou dans un gobelet en plastique. Cette manœuvre dure  au moins une minute. Il  verse ensuite  des délicieux sirops, choisis parfois par les clients, sur le sorbet râpé. Les parfums sont variés: vanille, coco, fraise, amande, tamarin. Certains clients préfèrent une combinaison de tous les parfums. Le sorbet râpé devient alors très coloré.

“Auparavant, je pressais les cristaux de glaçon râpé sur un bâtonnet. Maintenant les clients préfèrent qu’on leur serve dans un gobelet en plastique, muni d’une cuillère. Cela évite ainsi que le sirop dégouline sur leurs vêtements. On a  dû ainsi ajuster nos prix. Le sorbet râpé se vend désormais à  Rs 25. Pour un petit prix, le client peut étancher sa soif ”, soutient-t-il.

La relève dans ce secteur d’activité n’est pas assurée. Les jeunes, affirment les marchands de glaçon râpé, ne veulent pas faire carrière dans ce domaine. Sommes-nous à la veille de la disparition de ce métier sous sa forme actuelle ? Seul l’avenir nous le dira.

 

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