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Le longane, petit frère du letchi      

Alors qu’on est au début de la saison, les longanes sont déjà en abondance sur les étals des marchés. En effet, cela fait longtemps que les longaniers n’ont pas autant rapporté, ce qui n’est pas pour déplaire aux Mauriciens qui raffolent de ce petit fruit juteux et sucré qui fait son apparition en janvier, juste à la fin de la saison des letchis.

Tout comme pour les letchis, beaucoup d’entre nous ont le souvenir d’après-midis d’été sous une varangue à savourer des longanes qu’un oncle ou un voisin avait déposés, provenant de son jardin. Machinalement, on ouvrait la coque brune et fine pour déguster la chair du fruit avant de recracher le noyau, les uns après les autres, jusqu’à avoir mal au ventre.

Proche du letchi, le longane lui ressemble un peu au niveau du goût. Ils ont tous deux été introduits à Maurice dans les années 1760 par le botaniste français Jean-François Charpentier de Cossigny de Palma qui les a rapportés d’une de ses expéditions en Chine. Le mot « longane » serait dérivé du mandarin qui signifie « œil de dragon » en raison du noyau  brun-noir brillant entouré de chair blanchâtre translucide qui fait penser au globe oculaire d’un dragon.

Riche en vitamines A, C et D et en minéraux dont le potassium, le fer et le calcium, le fruit frais est désaltérant bien que moins charnu et juteux que le letchi. On retrouve également de la pulpe séchée de longane souvent utilisée dans la médecine traditionnelle chinoise car il serait bon pour la circulation sanguine et aurait des propriétés calmantes qui aideraient à lutter contre l’insomnie. D’ailleurs, à la Réunion, un remède chinois consiste à préparer une décoction de noyaux de longanes contre l’insomnie.

Il ne reste plus qu’à espérer que les pluies torrentielles de ces derniers jours ne nous priveront pas de longanes cette année !

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