Menwar

Menwar - Une figure de la musique mauricienne

Personnage incontournable de la scène musicale mauricienne, Menwar, de son vrai nom Stéphano Honoré, est à la fois musicien, percussionniste, chan-teur et auteur compositeur. Homme charismatique à la voix étrange, Menwar est le maître de la ravanne. Ami de la scène depuis une trentaine d’années, il rassem-ble à chaque occasion, un public mosaïque.

alité quotidienne, le refus de l'hypocrisie (Ras Dimunn), le chômage (Sizann), le déracinement (Wilyem), le refus de la guerre et de la violence (Baz Militer), la beauté de son pays (Melodi la Mer, Pryer Lapremidi). Avant de s’essayer à la chanson, Menwar a cherché. « Je voulais une forme de communication pour magnifier et porter mes textes créoles. » Le séga fut pour lui une évidence. Il s’inspire alors de Roger Clency, Roger Augustin et son très long séjour à La Réunion lui permet de se frotter au Maloya. Nous sommes dans les années 1980 et il côtoie les grosses pointures du Maloya comme Danyel Waro et Gilbert Pounia du groupe Ziskakan. Il développe alors un attachement aux racines du séga. « Je me devais d’être à l’écoute des anciens chanteurs traditionnels, du passé, des textes anciens… » De là est né un style, un séga qu’il a modelé à sa façon pour en soustraire la partie moderne du rythme.

En 1994, il retourne à Maurice après près de dix ans d’absence et tient un des rôles principaux dans une comédie musicale, « Mokko » de Jean-Michel Bruyère et inspirée des écrits de Malcolm de Chazal. Menwar s’envole avec la troupe pour Marseille et il restera deux ans le temps d'une prestation en solo pour l’ouverture de la Biennale de l’Art Africain à Paris et d'un enregistrement aux côtés de Papa Wemba, Lokua Kanza sur la compilation «Les Artistes Africains et le Sida». L’utilisation de la chanson, (la langue dont il parle le mieux, pour véhiculer ses messages), l’a toujours animée. Enfant il a confectionné son premier banjo à l'aide d'une boîte à cirages, d'un manche de bois et de cordes de nylon. Depuis ce jour il cultive un goût pour l'expérimentation.

Que dire de son parcours… que Menwar enregistre son premier 45 Tours en 1977 ainsi que quelques cassettes dans les années 1980. En 1996, il fonde une école de ravanne, sort en 1998 son premier CD, Pop Lekonomi, puis Leko Rivyer Nwar en 2003. 2006 voit le jour de son album Ay Ay Lolo sous le label français MARABI, qui d’ailleurs lui ouvre la per-spective d'une carrière internationale. Cet album lui permet une reconnaissance de taille hors de l'île Maurice, puisqu'il fait partie des « Coups de Coeur » décernés en 2006 par l'Académie Charles-Cros dans la catégorie des créations. La scène internationale l’a accueillie à maintes fois. En 2000 cet ambassadeur de la musique mauricienne s’envole avec son groupe Sagai pour le Festival Musiques Métisses d'Angoulême puis en Afrique du Sud, à la Réunion pour le festival Sakifo et dans les autres îles de l'océan Indien. Le triangle, la ravanne et le djembé, congas, doum-doum, tambour d'eau, ainsi que des instruments de son invention pistass, kanenba, l’accompagnent lors de ses différentes prestations.

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