IMG_3383

Paul-Loup Sultizer : Il faut faire de Maurice, « The Place to be »

Paul-Loup Sulitzer se passerait sans doute de présentation. Figure médiatique, jalousé, controversé, envié mais ne laissant pas indifférent, il a « inventé » le western financier avec ses best-sellers mondiaux Money, Cash Fortune. Mêlé à un supposé trafic d’armes en Angola, délaissé par sa femme, perdant une grande partie de sa fortune et victime d’un accident cérébral, Paul-Loup Sultizer fait front. A Maurice depuis l’année dernière, il a accepté de mettre sa notoriété et son carnet d’adresses en forme de « mille-feuilles » au service du pays en aidant à attirer des investisseurs et des touristes fortunés.

L’histoire de Paul-Loup Sulitzer avec Maurice ne date pas d’hier. Il y est venu la première fois pour accompagner l’ancien président français Jacques Chirac avec lequel il réside au Royal Palm. Puis, il revient avec son ami, le chanteur Carlos, pour des vacances avant d’accompa -gner des oligarques russes il y a quelques dix ans de cela. En 2014, il vient tourner un film en trois volets sur les différents secteurs de l’économie mauricienne commandé par la MTPA et réalisé par Jean François Marty.

C’est alors qu’il rencontre Xavier-Luc Duval, alors ministre des Finances, qui lui demande de rester à Maurice et d’y écrire un livre avec l’île en toile de fond. Il le recommande également à la Board of Investment (BOI) qui lui propose un contrat pour attirer des investisseurs. En quatre mois, il apportera 100 millions de roupies d’investissement dans différents secteurs. Parmi les célébrités qu’il a attirées sur le sol mauricien, on notera Monica Bacardi, numéro trois du groupe Bacardi, énorme multinationale dans le secteur de l’alcool.

Rien de plus facile, affirme-t-il, car il compte parmi ses amis tout le gratin international de la politique, Shimon Peres, Chirac…., du cinéma, Dany de Vito, Morgan Freeman, George Lucas, de la chanson, Mick Jagger, Johnny Hallyday, des affaires, les pdg des groupes hachette, Lagardère.

« J’ai la chance de connaître des gens puissants, d’avoir un carnet d’adresses qui ressemblent à un mille-feuille. J’ai décidé de faire venir des gens qui correspondent au profil de l’investisseur, pas pour bronzer même s’ils peuvent joindre l’utile à l’agréable ».

« Les Mauriciens »

Comment arrive-t-il à les convaincre ? « C’est bien facile. Les multiples atouts de Maurice. Vous avez la chance d’avoir une situation de multilinguisme, un niveau d’éducation élevé, des infrastructures très correctes même si tout n’est pas parfait, un port en eau profonde, un parc de conteneurs. Maurice est une porte vers l’Afrique et l’Asie. Elle a une fiscalité raisonnable, de gens plaisants, une main-d’œuvre qualifiée et, surtout « Les Mauriciens ». L’île Maurice propose un échantillon de vie communautaire du futur, un melting-pot de gens qui vivent ensemble. Tout cela correspond aux gens que je connais dans le pays où j’ai travaillé », assure-t-il.

Pourtant, il continue de découvrir l’île. Entouré d’une équipe de « gens charmants » et surtout de Supriya Rathoar, l’assistante qui s’occupe de toute l’intendance. C’est elle qui s’occupe de recevoir tous les invités de marque, qui accompagne Paul-Loup Sulitzer dans tous les rendez-vous et organise absolument tout.

« Le pays est si différent du nord au sud. Pour des raisons stratégiques, j’aime le nord proche de Port-Louis, pour le business et les plages pour le côté loisir. J’adore aussi Tamarin mais c’est malheureusement un peu éloigné du centre économique. Maurice est un endroit que j’aime bien, un pays qui me va droit au cœur, par sa beauté, sa culture, ses religions. »

Il nous raconte une visite à Grand Bassin, le lac sacré où il a été émerveillé par « l’atmosphère spirituelle qui s’y dégage ». Il trouve également que Maurice est équipée d’hôtels magnifiques « qui peuvent être encore plus beaux ». Selon lui, Maurice possède un tourisme qui peut viser à la fois le haut de gamme et le populaire, l’est, l’ouest, l’Asie. « Vous avez ici des prestations populaires supérieures à la moyenne mondiale ».

Golf et cinéma

Reste le problème de l’accès aérien. « On peut trouver des solutions en concluant des accords avec les compagnies aériennes surtout les nouvelles. Il y a énormément de jeunes, de cadres, issus notamment de la nouvelle technologie qui ne sont pas à Maurice aujourd’hui. Ils représentent l’avenir. Il faut les amener. Il faut faire de Maurice « The place to be  ». « Là j’ai grand espoir que le nouveau président de la MTPA, Arnaud Martin et le nouveau ministre du Tourisme Xavier Luc Duval, travailleront dans ce sens. Ce sont des gens compétents, à mon avis, qui vont le faire. Une fois cela réussi, Maurice aura des atouts encore plus incom parables ». Il a grande foi dans le golf car « Maurice a des parcours de calibre international qui plaisent ou plairont à une clientèle asiatique autant qu’occidentale ». Paul-Loup Sultizer croit aussi dans l’avenir du cinéma à
Maurice qui sera bénéfique pour le secteur touristique. « C’est une industrie avec des tas de dérivés sur les plateformes digitales. Maurice peut intéresser Hollywood, Bollywood et le cinéma français. Il ne faut pas sous-estimer la portée de la culture. Le cinéma américain a été une arme de promotion extraordinaire pour l’industrie américaine. La musique, l’art, la danse, la mode exportée au cinéma, ont apporté la culture américaine plus que toutes les campagnes de promotion auraient pu le faire ».

Il rappelle que Maurice a été connue d’abord à travers la littérature avec Paul et Virginie. « C’est plus que toutes les promotions marketing. Il faut aller dans ce sens en amenant des gens qui puissent parler et faire parler de Maurice ». Selon le financier, Maurice peut aussi se vendre à travers le cinéma. « Les stars, de tous les champs, littéraire, sportif etc. qui vont venir vont faire de l’émulation. Si on fait cela, la route du futur est optimiste », assure-t-il. Quant à savoir comment il va amener ce beau monde à Maurice, Paul-Loup Sulitzer demande de lui faire confiance. « C’est mon travail. Je ne vais ¶pas révéler mes secrets de fabrication mais fai tes-moi con fiance ».

Gageons qu’il saura tenir pa role.

Laisser un commentaire